Image représentant la richesse

Comment devenir riche ?

Voilà un sujet racoleur a priori, mais beaucoup se posent la question et méritent une réponse sérieuse. Nombre d’actifs cherchent par différents moyens à décupler leurs ressources financières. Pour être franc, et au risque de décevoir le lecteur, il n’existe pas de solution à la fois simple, rapide et sans risque pour devenir riche. Promettre le contraire est l’apanage des vendeurs de rêve. En revanche, des bonnes pratiques et de la discipline permettent d’atteindre des objectifs très ambitieux, avec un couple rendement / risque raisonnable. Il s’agit d’être réaliste et pragmatique.

La richesse est synonyme de liberté. Cette liberté s’exprime notamment dans le fait de mieux disposer de son temps, de ne plus avoir à vendre son temps contre de l’argent. La richesse permet de s’affranchir de la nécessité de travailler (quand celui-ci est perçu comme une activité non épanouissante) et/ou de déléguer toutes les tâches que l’on estime les moins agréables. Elle permet également de vivre où on le souhaite (choisir son quartier, son logement), de dégager du temps pour voyager, se consacrer à sa famille et à ses passions, etc. La richesse permet également d’accéder sans restriction à moultes commodités matérielles. Dans un système économique où la société de consommation tient un rôle central (pour le meilleur et pour le pire !), les besoins matériels sont quasiment illimités. Dans ce contexte, le désir de richesse prend racine plus facilement qu’ailleurs. Le désir de richesse se justifie aussi via la sécurité (pour soi et sa famille) qu’apporte un portefeuille permettant de faire face aux imprévus.

Comment devenir riche ? Il existe différentes stratégies pour acquérir 1 million d’euros (le seuil de la richesse selon beaucoup de Français) dans un laps de temps plus ou moins long. Selon la motivation et l’énergie dont dispose un investisseur, mais aussi selon les bonnes décisions qu’il pourra prendre en fonction d’un contexte économique donné. Nous les présentons dans cet article. Nous excluons de cet article le cas des fortunes acquises via les jeux de hasard, les cryptomonnaies, l’héritage ou un beau mariage.

Devenir riche : une définition arbitraire

La richesse est un terme vague. Beaucoup raisonnent en niveau de revenus. On se rappelle de François Hollande qui affirmait « je n’aime pas les riches », à partir de 4 000 € de revenus mensuels. Et il y a une certaine tendance à penser que « le riche est celui qui gagne plus que moi ». Ainsi l’employé dira que le cadre est riche, le cadre dira que c’est le cadre supérieur qui est riche, le cadre supérieur dira que c’est le dirigeant ou le chirurgien, et ce dernier dira que c’est le footballeur professionnel…

Selon nous, la richesse n’est pas un flux (les revenus), mais un stock (le patrimoine). Il ne faut pas confondre train de vie et richesse. Ainsi, un haut revenu qui perd son travail tombera rapidement dans la pauvreté s’il n’a aucun patrimoine (même s’il touche des allocations chômage, son train de vie va chuter et il devra vite retravailler). Au contraire, un employé au SMIC qui hérite d’un million d’euros est riche (et ses revenus du capital pourront dépasser ses revenus du travail). Même si les deux notions (revenus et patrimoine) sont généralement corrélées, on constate qu’il y a des revenus modestes très économes (qui créeront un patrimoine doucement mais sûrement), et des hauts revenus « panier percé » (qui ne développeront pas de patrimoine et devront travailler jusqu’à la retraite légale).

Selon le niveau de revenus

La richesse est souvent mesurée sous le prisme des revenus. Quelques recherches sur Google donnent foison d’études et de chiffres à ce sujet. Certains instituts placent la richesse au double du revenu médian, ce qui situe l’accession à la richesse quelque part autour de 3 500 euros mensuels pour les Français. On tombe sur un chiffre proche (3 200 euros mensuels) si l’on considère que l’on est riche lorsque l’on dispose d’un revenu dans le top 10 %.

Des sondages d’opinion font ressortir ça et là un seuil d’entrée dans la richesse avec un revenu situé entre 5 000 et 8 500 euros mensuels. Le haut de cette fourchette n’est pas très éloigné de l’entrée dans le top 1 % des revenus (quelque part autour de 9 000 euros mensuels selon l’INSEE).

Selon le patrimoine

La richesse peut également se définir sous le prisme du patrimoine, ce qui est plus pertinent selon nous. D’après les statistiques de l’INSEE, 10 % des ménages les plus aisés détiennent un patrimoine net supérieur à 549 600 euros (chiffre 2018, source). Pour voir des statistiques plus affinées : patrimoine brut et net, selon l’âge et la Catégorie Socioprofessionnelle (CSP).

Au risque de choquer le lecteur, ce montant nous semble un peu faible pour mériter le qualificatif de riche. Aussi, et de façon purement arbitraire, nous allons définir la richesse comme le fait de détenir un patrimoine net de 1 million d’euros. C’est d’ailleurs le chiffre que de nombreux Français ont en tête. Sachez aussi que le top 1 % des ménages les plus riches en France détient 2 M€. Ainsi, les questions comment devenir riche ? et comment devenir millionnaire ? se confondent.

Notez que le patrimoine peut être constitué d’actifs financiers mais également des biens immobiliers. Les Français ont tendance à ne penser qu’à l’immobilier de prime abord, mais les plus riches ont surtout un beau portefeuille d’actions. D’autant plus pour les plus fortunés (les UHNWI – Ultra High Net Worth Individuals) avec plus de 10 millions d’euros de patrimoine.

Comment devenir riche en investissant adroitement son épargne ?

Il s’agit de ne pas dépenser tous ses revenus, de façon à dégager une capacité d’épargne que l’on va investir intelligemment pour faire croitre son patrimoine. On travaille pour l’argent (les revenus du travail), mais l’argent doit aussi travailler pour nous !

Les marchés actions constituent une piste intéressante pour les investisseurs en quête de gains financiers importants. En témoigne la performance des marchés actions ces dernières années.

Les valeurs technologiques américaines ont particulièrement bien performé ces dernières années. Ainsi, le cours de l’action Amazon est passé de 155 $ en octobre 2010 à plus de 3 000 $ début novembre 2020. Le cours de l’action Apple est passé de 11 à 110 $ sur la même période. Fin 2008, les marchés étaient en plus bas et on pouvait acheter ces actions à des prix encore plus faibles que fin 2010 : Amazon à 50 $ et Apple à 3,50 $. Rien que sur l’année 2020, entre le creux de mars 2020 (chute liée au COVID 19) et le mois de septembre, ces actions avaient doublé en 6 mois !

Ainsi les investisseurs les plus adroits auront multiplié leur capital par 30 en un peu plus 10 ans ! Des performances comparables (et même supérieures) ont été obtenues par les investisseurs se positionnant sur Tesla, Netflix, Shopify, etc. Mais pour réaliser ces plus-values vertigineuses, encore fallait-il miser sur le bon cheval ! Le succès d’Amazon, d’Apple ou de Netflix est aujourd’hui incontestable, mais les choses n’étaient pas si évidentes 10 ans plus tôt.

Toutefois, à défaut de miser sur le bon cheval, les investisseurs avertis auront pu faire le choix de diversifier leur portefeuille en investissant sur une écurie d’entreprises ! Celle des entreprises bousculant le vieux monde avec des nouvelles technologies et des nouveaux services. Cette écurie est représentée par le NASDAQ-100.

Le cas du NASDAQ-100 : un indice dont la valeur a été multipliée par 5 en 10 ans !

Le NASDAQ-100 est un indice représentant les 100 plus grosses valeurs technologiques américaines. On y retrouve des noms bien connus du grand public dont les GAFA : Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, Tesla, Paypal, Ebay, Netflix, etc. L’intérêt d’investir sur un indice plutôt qu’une action est que l’on diversifie le risque (on ne mise pas sur un cheval mais sur toute l’écurie), tout en profitant d’une bonne performance.

Ainsi, en 10 ans, le NASDAQ-100 a progressé de près de 550 % ! Dit autrement, 150 000 dollars investis sur l’indice en 2010 représenteraient désormais prêt de 1 million de dollars (en incluant les dividendes réinvestis).

Rétrospectivement, l’opportunité est évidente. Mais il faut se rappeler qu’il y a une dizaine d’année, on était au lendemain de la crise de 2008, les marchés actions avaient beaucoup souffert. L’avenir était incertain et il n’était pas évident d’imaginer des compagnies franchir le cap des 1000 milliards de capitalisation (Apple s’approche même des 2000 milliards de dollars de capitalisation !).

Faut-il encore maintenant investir sur le NASDAQ-100 ? À cette question, chacun se fera son idée personnelle. Il est important de rappeler que les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Nul ne peut garantir que les valeurs technologiques surperformeront encore le marché actions dans les 10 années à venir. Et personne ne peut exclure le risque d’une forte correction (baisse) des valeurs technologiques.

Les investisseurs peuvent diversifier leur portefeuille d’actions tout en pouvant espérer une belle appréciation de leur patrimoine. À très long terme, les marchés actions, tout secteur confondu, délivrent des performances situées entre 6 et 10 % en moyenne annuelle lissée, selon les périodes considérées.

MSCI World : diversification et performance

Un des indices boursiers présentant l’un des meilleurs profils de diversification est le MSCI World. Cet indice est composé de 1 607 actions mondiales, tout secteur confondu. On y retrouve des entreprises composant l’indice NASDAQ-100 et beaucoup d’autres. Le dernier rapport du MSCI World (30 septembre 2020) nous indique que l’indice a délivré une performance annualisée de 9,37 % au cours des 10 dernières années.

Ainsi, 100 000 euros investis en 2010 représentent désormais près de 240 000 euros aujourd’hui. Cette performance est moins impressionnante que celle du NASDAQ-100 mais elle n’en demeure pas moins excellente. À ce rythme, un actif âgé de 23 ans démarrant sans patrimoine peut espérer devenir millionnaire à 55 ans en investissant 500 € par mois sur les marchés actions.

Note de Ludovic : en pratique, les épargnants peuvent facilement investir sur le NASDAQ-100 et/ou sur le MSCI World grâce aux trackers. Les trackers sont des fonds dont l’objectif est de reproduire la performance d’un indice de référence. Nous vous invitons à lire notre article dédié aux fonds indiciels (trackers) pour en savoir davantage. Et nous expliquons ici comment investir en bourse.

Quelle allocation patrimoniale ?

La performance des placements est décisive pour arriver à 1 million d’euros. Mais également le capital de départ que l’épargnant est disposé à investir en actions. En effet, disposer d’une épargne de 300 000 euros est une chose, mais être prêt à investir 100 % de cette épargne en actions est une décision radicale allant à l’encontre des recommandations de diversification du patrimoine sur diverses classes d’actifs. La plupart des épargnants optent pour une allocation patrimoniale comportant une part de placements sans risque (par exemple des fonds euro), lesquels permettent de diluer le risque mais diminuent la performance globale de l’épargne.

Il faut seulement 14 ans pour devenir millionnaire avec un capital de départ 300 000 € investi à 9 %. Mais il faut plus de 100 ans pour parvenir à 1 million d’euros avec un capital de 50 000 € investi à 3 %. Dans le second cas, ce million n’a d’ailleurs plus la même signification que dans le premier cas. En 2120, 1 million d’euros représentera une somme moins impressionnante que maintenant en raison de l’inflation accumulée sur 1 siècle.

Les durées nécessaires pour devenir millionnaire présentées dans l’illustration ci-dessus peuvent démotiver ceux qui ne disposent pas d’un capital de départ important. 

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